We are not real – Cities of ghosts


We are not real – Cities of ghosts from Benedyct Antifer on Vimeo.

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Tout au long de la réalisation de la série « Itinérances » j’ai beaucoup photographié en mouvement. J’ai beaucoup photographié le mouvement. Mouvements humains, croisements, rémanence de la perception, conscience de l’environnement de l’autre, que je croise, que j’effleure, que je percute presque parfois, qui imprime ma conscience et disparaît aussi vite que le flux dans lequel il se love. Souvent je me souviens de ces visages la fraction de seconde suivante, lorsqu’ils ne sont déjà plus, lorsqu’ils sont déjà dans cet ailleurs et la photo me reste comme une écriture automatique, une trace de mes fantômes intimes qui murmurent « nous ne sommes pas réels ». 

Cette série est liée à la photographie de rue, avec la particularité qu’ici nous sommes dans l’ailleurs de l’instant que nous offre le flou. Ce flou je le revendique comme partie de moi -même, certains diront comme une erreur photographique là ou je plaide pour un geste humain tout simple. Il n’y a pas d’anticipation de l’instant comme le veut la photographie de rue traditionnelle, pas de recherche de la composition, il y a l’instant. 

Il y a comme pour l’écriture automatique, que je pratiquais autrefois, cet instant presque chamanique ou je sais que la photo ne sera pas nette et que dans mes villes peuplées de fantômes nous capturons encore une fois ce qui n’existe déjà plus… Là où je ne suis plus moi-même réel. 

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 All along the way i was making « Itinérances » I photographed a lot in motion. I photographed much movement. The human movements, crossings, persistence of perception, awareness of other people. People I meet, people I touch, people I almost hit sometimes, whom print my mind and disappear as quickly as the flow in which they are. I often remember these faces just after they are no longer near me, as if they are already in this picture, elsewhere and that photography seems to me like automatic writing, a trace of my personnal ghosts whispering in my ears « we are not real ».

This series belongs to street photography, with the particularity of blur. This blur I claim as part of myself, even if some say it is a photographic error, where I argued for a simple human gesture. There is no anticipation of the moment as it is in the traditional street photography, no search of the composition.

It’s like automatic writing, I practiced long time ago, it is an almost shamanic moment when I know that the picture will not be in focus and that my ghost towns populated again with pictures of moments that no longer exists ... Where I am no longer myself so real. 

Topic: Personal Projects